Résumé

Pas de conversion de la rente 5% (1879)

“ On ne peut pas comparer l'intérêt personnel avec l'intérêt collectif. L'un agit avec la plus grande intensité, l'autre très-faiblement. Un particulier sait que, si son entreprise est bonne, il en a tout le profit; que, si elle est mauvaise, il en supporte toutes les conséquences ; il tremble devant la ruine qui le menace, il est économe, il est actif, il est prudent.— Celui qui agit pour l'État, que lui importe après tout le résultat? S'il est bon tant mieux, mais s'il est mauvais il n'a pas à s'en inquiéter : cela regarde l'État, ce n'est personne, et l'État est riche. ”
Source : Gallica

Pas de conversion de la rente 5% (1879)

“ Il n'ignore pas que la France n'a pas contracté seulement une dette d'argent mais encore une dette de reconnaissance envers les prêteurs. Ce n'est pas cet homme éclairé, portant si haut le sentiment de sa dignité, qui l'oubliera et qui permettra que la France s'abaisse à agir comme un vulgaire débiteur. Il s'inspirera de sentiments d'un ordre plus élevé que ceux du financier : de la raison d'État.
La République a intérêt à ne pas être ingrate, elle ne le sera pas.
”
Source : Gallica

Pas de conversion de la rente 5% (1879)

“ Mais si, ce qui est malheureusement le cas le plus probable, l'État l'emploie à une augmentation de ses dépenses, le petit rentier paiera autant ou presqu'autant d'impôt avec un revenu moindre.
Pourquoi donc sacrifier le petit rentier à l'État?
Pourquoi donc appauvrir l'un pour enrichir l'autre?
L'Etat est un être de raison qui n'existe que dans l'intérêt des individus qui composent la nation. La nation passe avant lui. S'il doit y en avoir un des deux pauvre, il vaut.mieux que ce soit l'État que le pays.
”
Source : Gallica

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