Résumé

Paul Marchot La Numération ordinale en ancien français

Je rejette les hypothèses de Koeritz d’une influence de prime ou de setime, uitime et celle d’une influence de disme soit à la fois sur tous les adjectifs ordinaux (Horning-Schwan) , soit seulement sur ceux de dizaines (Koeritz) .
Si ces résultats sont loin d’être assurés, un fait certain en tout cas se dégage de la présente étude : c’est que la finale -ime (plutôt -ime que -isme) se présente pour la première fois au xie siècle (trezime du Pèler., dudzime des Lois) dans la série onzime — sezime et qu’elle influence l’ordinal suivant : dis e setme.
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Paul Marchot La Numération ordinale en ancien français

Pour les noms de dizaines vintisme, trentisme, etc., on peut penser à une influence du mot disme, qui revient très souvent et a toujours une s. Le suffixe ordinal -isme ainsi formé pouvait également être transporté aux nombres ordinaux d’unités de 7 à 9 (settisme, etc.) , comme le suffixe d’unités aux nombres de dizaines (vint-ime, etc.) . Les formes en -isme des dizaines se trouvent particulièrement dans les Dial.
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Paul Marchot La Numération ordinale en ancien français

Darmesteter revient encore à -esimus ; « Au xiie siècle cependant, la formation savante avait repris au latin classique second, en même temps que la formation populaire tirait de deux un nouvel adjectif à l’aide d’un nouveau suffixe. Ce suffixe que nous allons retrouver dans tous les noms d’ordre, est au xiie siècle -isme ou -ime et quelquefois -iesme, au xiiie -iesme, plus tard -ième ; il représente, ce semble, une terminaison latine -esimus. »
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