Résumé

L. Benloew Revue de linguistique et de philologie comparée

Cette double fixité, le génie de la langue a voulu la rendre visible à l’accusatif singulier des pronoms de la première et de la seconde personne, dont les formes complètes sont mâm (ma + am) , et tvâm (tva + am) . L’allongement de l’a est la seule différence qui subsiste dans le pronom de la seconde personne entre le nominatif et l’accusatif [3] .
Puis l’habitude d’employer notre suffixe à l’accusatif (au singulier aussi bien qu’au pluriel ; voir plus bas) s’étendit des pronoms à tous les noms, substantifs et adjectifs.
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La désinence am ne désigne pas — on le sait, du reste — un cas déterminé : nous la trouvons placée indifféremment après le nominatif (aham, moi ; tvam, toi) , l’accusatif (mâm, tvâm) , et même le datif (mahyam, à moi ; tubhyam, à toi) . Elle ne désigne pas le nombre, puisqu’elle se rencontre aussi bien après le singulier (ah-am, tv-am) , qu’après le duel (âvâm, nous deux ; yuvâm, vous deux) et le pluriel (vayam, nous ; yuyam, vous) .
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Nous savons déjà que ces thèmes prennent un s au nominatif du masculin et qu’ils allongent leur a au féminin. C’est ainsi que naquit la déclinaison des adjectifs proprement dits [5] . Quant aux neutres qui se terminent par une consonne ou par une autre voyelle que a, nous avons déjà vu plus haut qu’ils sont indéclinables au nominatif et à l’accusatif.
On pourrait être surpris d’un résultat qui tend à placer sur la même ligne l’m des neutres et l’am des aham, tvam, vayam, etc.
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