Paul Marchot

Résumé

Paul Marchot Les Gloses de Cassel

Aussi il devient très difficile de dire si la langue des Gloses de Cassel possédait encore un système de déclinaison ou si chez elle la réduction des cas à un seul s’est déjà opérée, cas qui serait alors emprunté tantôt à l’accusatif latin, tantôt au nominatif.
Pour les mots de la première déclinaison latine, il va de soi que les cas sont déjà uniformisés aussi bien au singulier qu’au pluriel. Au pluriel, c’est la forme en -as qui nous est attestée uniformément, et cela par un nombre considérable d’exemples qui ne peut laisser place à aucune espèce de doute. Il y a bien deux nom. plur.
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Paul Marchot Les Gloses de Cassel

Cependant, déjà en 1855, Holtzmann avait cherché « à établir une parenté entre la langue du glossaire et le roumanche » (ap. Diez, p. 78) et dernièrement, en 1892, un savant italien, M. Monaci, professeur à l’Université de Rome, a déclaré formellement qu’il regardait ces gloses comme un texte de la région lombardo-frioulane, en annonçant qu’il publierait prochainement les raisons qui le portaient à émettre semblable assertion [1] .
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Au pluriel de cette deuxième déclinaison, on observe semblable dualité de désinences. Cependant on constate à première vue que les noms qui ont -i, la terminaison du nominatif, sont tous en t, tt, ll (y compris ll mouillé) . La simplification des cas serait-elle déjà un fait accompli ici et y aurait-il eu option tantôt pour la forme nominative tantôt pour la forme accusative, selon les affinités de la consonne finale ?
Toutefois il est juste de dire qu’au huitième chapitre il y a une phrase où est encore formellement observée la règle des cas : stulti sunt romani, sapienti sunt paioari.
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