Résumé

Portrait de Eugène Burnouf Eugène Burnouf Observations grammaticales sur quelques passages de l’essai sur le pali

On avait tout lieu d’espérer que les manuscrits de Ceylan, où le pali a vécu et vit encore, au moins comme langue savante, pourraient ne pas offrir ces irrégularités, et qu’ils présenteraient des modèles de l’idiome sacré des Bouddhistes, aussi purs sous le rapport de la forme, que précieux sous le point de vue beaucoup plus intéressant de la matière.
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Portrait de Eugène Burnouf Eugène Burnouf Observations grammaticales sur quelques passages de l’essai sur le pali

Maintenant si ce sont ces radicaux, et non drish et sad, qui portent la désinence imsou, il y a lieu de croire que ce sont des imparfaits, puisque les racines empruntées ne sortent pas des quatre premiers tems dont l’imparfait fait partie. Il faut nous accorder toutes fois que dans cette partie de la grammaire, le pali suit exactement l’analogie du samscrit, conjecture qu’autorisent les rapports bien connus de ces deux langues.
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Portrait de Eugène Burnouf Eugène Burnouf Observations grammaticales sur quelques passages de l’essai sur le pali

Quant à l’œ et à l’ao donné dans la nouvelle planche, j’ai tout lieu de croire que c’est un emprunt fait à l’alphabet siamois, avec lequel le pali a tant de rapports. L’Essai a démontré en effet, d’une manière qui semble convaincante, que les lettres œ et ao du samscrit étaient remplacées en pali, dans tous les cas, par e et o. Nous ne dirons rien de la forme des lettres ; elles sont beaucoup moins élégantes que celles qui sont figurées dans l’Essai, mais j’ai dû me conformer au modèle que m’offrait le manuscrit.
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