Résumé

Eugène Hins Revue de linguistique et de philologie comparée

Et si nous rapprochons le futur en bo des deux premières conjugaisons de l’imparfait général en bam, nous pouvons croire que nous avons affaire ici au présent et au futur d’un ancien aspect imparfait, celui-ci se distinguant par ses terminaisons allongées. Lorsque l’idée des aspects s’est fondue dans celle des temps, la forme en bam est devenue un passé conservant en partie la signification de l’ancien aspect imparfait. Quant au futur en bo, ne s’étant pas généralisé, car il ne s’est étendu qu’à deux conjugaisons, il est devenu le futur commun de celles-ci.
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Les langues slaves forment leur verbe réfléchi en ajoutant à l’actif le suffixe sa, abréviation du pronom réfléchi sebia, et leur passif au moyen d’un participe et de l’auxiliaire : elles n’ont donc pas de voix à proprement parler.
Il nous reste à parler des modes. Constatons, pour être bref, que le grec seul a l’indicatif, l’impératif, le subjonctif et l’optatif à tous les temps, sauf au futur, où manquent l’impératif et le subjonctif. En sanscrit, l’indicatif seul est à tous les temps, l’optatif, au présent et à l’aoriste, et l’impératif au présent seulement.
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Pourquoi ne nous parle-t-il que de la première conjugaison ? N’a-t-il pas remarqué que l’italien seul a l’imparfait partout analogue au latin et que cette prédominance définitive du patois de l’Île-de-France qu’il constate ne nous explique pas les différences des conjugaisons en bourguignon, en provençal, en espagnol et en portugais. Comment, tandis que abam faisait ava et ève, ebam aurait-il donné ia et oie ? C’est là qu’est véritablement la question.
Pour notre part, nous inclinons à croire que cette forme plus courte en ia et oie n’est pas l’analogue de l’imparfait en bam.
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