Polycarpe Barbanchu

Résumé

Polycarpe Barbanchu La nuit les chats sont gris

On se versa un verre de cognac.
Nepomucène regarda son verre à la lueur de la chandelle, et tout charmé le porta à ses lèvres. Il dégusta lentement. Sa figure paraissait ravie, c’était l’extase. Tel est le voyageur altéré qui venant du Sahara et n’ayant bu depuis trois jours, boit son premier verre d’eau.
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Polycarpe Barbanchu La nuit les chats sont gris

Nepomucène est un ami d’enfance, un type à la façon des héros de la vie de Bohême de Murger. Il aime à boire. Comme Musset, son verre n’est pas grand, mais il boit dans son verre.
Ce soir là je voulus être pour lui une Providence.
— Où vas-tu, me demanda-t-il, et que cherches-tu ?
— Je ne sais où je vais. Qui sait où nous allons dans la vie.
— Très-bien, mais que cherches-tu ?
— Je cherche un épicier.
— Un épicier !
— Oui.
— Il est tard. Les magasins sont fermés. Mon épicier, celui qui me doit, vient de fermer son magasin, il dort déjà bercé de doux songes.
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Polycarpe Barbanchu La nuit les chats sont gris

UNE MANSARDE DANS LA MAISON No 4169 1⁄2, RUE DE LA TOURELLE.
L’escalier était tortueux et étroit, sans rampe, et nous montâmes en nous guidant sur un mur sale et humide.
Nous n’avions aucune lumière.
Arrivés sur le dernier palier, Nepomucène me dit :
— Attends un peu ici, je vais allumer un flambeau.
Deux minutes s’écoulèrent.
Je vis apparaître sur le seuil d’une porte sans serrure mon digne ami tenant à la main une bouteille avec une chandelle de suif dans le goulot.
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