Résumé

Revue Musicale de Lyon 1903-10-27…

La conclusion est que le monument berlinois de Wagner est une « Réclame géante (Riesenreklam) . « M. Leichner profane l’art, ajoute-t-on, en voulant jeter sur son industrie un petit manteau d’idéal. » Le mot de tous semble être un ah ! de soulagement. « Les fêtes sont passées, le fameux comité peut s’endormir maintenant... La folle histoire que l’on a nommée Fêtes berlinoises de Richard Wagner sera, Dieu le veuille ! bientôt oubliée ».
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Revue Musicale de Lyon 1903-10-27…

M. Leichner, l’organisateur des fêtes, ne l’ignorait pas, lui qui avait longtemps auparavant, dans un banquet, prononcé ces paroles : « L’artiste frère en art de Wagner n’a pas encore été trouvé ». Les figures placées autour du piédestal ont été jugées peu heureuses. Wolfram d’Eschenbach a une pose de convention : à droite git Tannhaüser accablé, à gauche Kriemhild avec le cadavre de Siegfried, sorte de pietà peu héroïque et plutôt sensuelle. Kriemhild, c’est la belle des belles, qui dit à sa mère Uta : « Je veux vivre à jamais sans l’amour des héros. »
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Revue Musicale de Lyon 1903-10-27…

Il est regrettable que l’excellent orchestre de M. Flon ait perdu une soirée à accompagner la musique (?) de M. Thomas ; un piano mécanique aurait largement suffi (Moniteur Judiciaire.)
Qui pourrait se plaindre d’une si touchante unanimité ?...
Dans ses Feuilles volantes du « Lyon Républicain », notre spirituel confrère Raoul Cinoh, nous dit ses souvenirs sur le Grand-Théâtre au temps de ses débuts comme chroniqueur théâtral et nous annonce l’exécution très probable en fin de saison de la Tétralogie de R. Wagner.
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