Résumé

Robert Boubée Allocutions prononcées à un banquet d'anciens magistrats à Lyon… (1894)

Elles nous ont montré que s'il est des spoliations, des iniquités qui ne se prescrivent jamais, chez un magistrat des anciennes couches, chez un galant homme, il n'y a ni vieillesse, ni prescription pour le coeur. Mais en évoquant vos chers souvenirs professionnels de Lyon, vous m'avez presque d'avance fermé la bouche, car, il y a 26 ans, j'étais un étranger pour cette noble ville, je n'avais pas encore l'honneur de lui appartenir, et peut-être votre modestie a-t-elle recouru à cet artifice pour arrêter sur mes lèvres l'expression sincère des sentiments que j'éprouve pour vous.
Source : Gallica

Robert Boubée Allocutions prononcées à un banquet d'anciens magistrats à Lyon… (1894)

Votre cordial appel est pour moi le témoignage que je ne suis pas ici un étranger et que le souvenir de mon séjour à Lyon n'est pas encore tout-à-fait oublié. J'en remercie votre bienveillante mémoire... Et cependant, mes chers collègues, il n'y a pas moins de vingt-six ans, aujourd'hui même, — grande oevi spatium, — que je venais prendre rang dans cette magistrature lyonnaise, si méritante et si digne ! J'ai eu le bonheur d'y compter des amis qui m'ont affectueusement soutenu.
Source : Gallica

Robert Boubée Allocutions prononcées à un banquet d'anciens magistrats à Lyon… (1894)

Car, si nous gémissons au spectacle de cette folie de renversement universel, avec l'anarchie au bout, il faut penser que, dans la vie d'un grand peuple, ce n'est jamais qu'une crise passagère, et il faut croire en cette parole de Bossuet, que les gouvernements de la terre finissent toujours par appartenir aux plus dignes.
Source : Gallica

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