Résumé

Institut colonial international… (1911)

On arrive ainsi à cette conclusion : c'est qu'il importe de spécialiser dès le début les fonctionnaires coloniaux par colonie ou par groupe de colonies similaires. C'est là un résultat très difficile à obtenir. On se heurte à la résistance de l'administration centrale qui trouve plus commode de généraliser et d'appliquer partout des règles uniformes et qui, pour cette raison, n'aime pas distinguer entre les colonies. L'humeur voyageuse de certains fonctionnaires coloniaux, qui ont le goût du changement et qui sont curieux de visiter des pays divers, résiste aussi à cette spécialisation.
Source : Gallica

Institut colonial international… (1911)

D'ailleurs, si l'on se place au point de vue général de l'économie des efforts dans le monde, il est plus rationnel de demander à quelques centaines de fonctionnaires d'apprendre la langue de leurs administrés que de demander à plusieurs millions d'administrés d'apprendre la langue de leurs fonctionnaires. Quant à la connaissance des institutions, son importance a été mise en relief, au Congrès international de sociologie coloniale tenu à Paris en 1900 pendant l'Exposition universelle, avec une force qui a laissé dans l'opinion des coloniaux une trace profonde.
Source : Gallica

Institut colonial international… (1911)

Autrement, c'est le conflit inévitable et insoluble, chaque service s'appuyant sur les bureaux du ministère auquel il se rattache pour résister à l'action du ministre qui a la responsabilité de la direction des affaires coloniales. Toutes les fois qu'un service technique aspire à se rendre indépendant, il cherche à s'abriter dans la capitale derrière une administration qui puisse lutter à armes égales contre celle à l'influence de laquelle il veut se soustraire.
Source : Gallica

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