Séraphin Baddon, Un mot sur le vice-roi d'Égypte et son procès des cent millions (1859)
“ Et remarquez-le bien : ce n'est point à Saïd, débiteur, qu'on réclame, il ne doit rien à personne; c'est à Saïd, chef du gouvernement, qu'on demande le payement de créances à la charge de Méhémet-Ali ou d'Ibrahim, ses prédécesseurs, et Saïd les paye sans s'enquérir si elles sont bien ou mal fondées, si elles sont vraies ou fausses. Comment aussi ne pas ajouter foi à la véracité des réclamants lorsqu'ils sont appuyés par des influences avec lesquelles ils partagent en frères? Pauvre prince! Malheureusement pour la moralité, il n'est pas le seul qui soit victime de l'intrigue et du mensonge. ”
