Résumé

Séraphin Baddon Un mot sur le vice-roi d'Égypte et son procès des cent millions (1859)

Et remarquez-le bien : ce n'est point à Saïd, débiteur, qu'on réclame, il ne doit rien à personne; c'est à Saïd, chef du gouvernement, qu'on demande le payement de créances à la charge de Méhémet-Ali ou d'Ibrahim, ses prédécesseurs, et Saïd les paye sans s'enquérir si elles sont bien ou mal fondées, si elles sont vraies ou fausses.
Comment aussi ne pas ajouter foi à la véracité des réclamants lorsqu'ils sont appuyés par des influences avec lesquelles ils partagent en frères? Pauvre prince! Malheureusement pour la moralité, il n'est pas le seul qui soit victime de l'intrigue et du mensonge.
Source : Gallica

Séraphin Baddon Un mot sur le vice-roi d'Égypte et son procès des cent millions (1859)

Il craint les contestations; un procès lui ferait peur.
Saïd Pacha est doué d'un caractère plein de bienveillance et de générosité : élevé par des Français, instruit par des Français de tout ce que doit savoir un prince, il en a pris les mœurs et la gaîté, et son unique but est de rendre le peuple heureux et prospère.
Voyez quel accroissement a pris Alexandrie depuis l'avènement du prince à la vice-royauté.. Sous Méhémet-Ali, son enceinte renfermait à peine 80,000 habitants , on y compte aujourd'hui, 130,000 au moins.
Source : Gallica

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