Tristan Bernard

Tristan Bernard

Résumé

Portrait de Tristan Bernard Tristan Bernard,  Rédemption

“ Romuald-la Toque battit sur les haies les meilleurs champions du Manhattan Athletic Club, de New-York, et Freddy-Bubu fit preuve d’une force musculaire remarquable, au lancer du marteau.
Sur les choses littéraires, ils gardèrent un silence motivé, et du meilleur ton. Dans la conduite de leur vie, ils apparurent comme d’élégants et corrects égoïstes, et leur amour du prochain ne dépassa pas les limites d’une obligeante courtoisie. Vis-à-vis des femmes, leur arrogance et leurs audaces de désabusés précoces leur gagnèrent beaucoup de cœurs, qui voulaient se sentir aimés et méprisés.
”
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Portrait de Tristan Bernard Tristan Bernard,  Rédemption

“ Pour tout dire, La Toque et Bubu étaient de ces jeunes parisiens, dont la profession, jalousée et dénigrée par leurs concitoyens, consiste exclusivement à être aimés. Pour l’instant, ils étaient victimes de la générosité exagérée du gouvernement qui, depuis la veille, avait pris à sa charge la nourriture et le logement de leurs maîtresses. Ils se seraient écriés volontiers : plus d’amour, plus de ressources, partant plus de joie — la joie, chez ces jeunes hommes, n’étant pas une conséquence directe de l’amour. ”
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Portrait de Tristan Bernard Tristan Bernard,  Rédemption

“ L’ahurissement qu’ils ressentirent fut si comique que l’enchanteur s’en éjouit. Bubu roulait des yeux énormes et la mâchoire inférieure de la Toque pendait, comme décrochée. Adonide, sans s’émouvoir, lui posa la question, qui depuis les temps légendaires, sert de début aux interviews de mortels et de fées.
« Faites un souhait, ô faibles hommes, et par ma toute puissance, il sera réalisé ».
”
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