Résumé

Portrait de Victor Rodde Victor Rodde Les Grands ciseaux et le grand éteignoir de M. Barthe… (1834)

Des distributions, de chansons entr'autres, ont lieu gratis à fort grand nombre dans les bureaux de M. Lafontaine, commissaire attaché à la préfecture et chargé du service des crieurs publics. Ce fait, très avéré, et dont pourraient témoigner quelques centaines de crieurs, M. Gisquet ne le niera pas, j'en suis sûr. En attendant, il peut faire présumer ce que sera le colportage quand il sera entièrement confié à la police : alors peut-être elle n'affichera pas, comme maintenant, sa protection à ces écrits distribués sous de sales titres d'opposition et qui sont tous louangeurs de la police
Source : Gallica

Portrait de Victor Rodde Victor Rodde Les Grands ciseaux et le grand éteignoir de M. Barthe… (1834)

Cette préoccupation de l'esprit public a été fort en aide au projet de loi de M. Barthe, et les termes peu clairs dans lesquels il est exposé sont tels que le Messager, la Gazette, n'ont pas compris qu'ils allaient être soumis à la censure d'un préfet de police nommé par le roi.
En affet,l'art, Ier de la loi sur les crieurs veut que nul n'exerce cette profession, et ne continue à l'excercer, que si cela plaît à l'autorité municipale ( qui, à Paris, est M. Gisquet ) .
Source : Gallica

Portrait de Victor Rodde Victor Rodde Les Grands ciseaux et le grand éteignoir de M. Barthe… (1834)

Pourquoi le timbre ? — C'est qu'en fait de réaction on va vite ; on trouve déjà les lois de la Restauration trop libérales, et il ne sera pas mal qu'à l'aide des dispositions de la loi-Barthe, la police puisse acheter quelques-uns des petits écrits qui lui déplairont, les fasse crier, afin que l'imprimeur, toujours responsable, soit ruiné, et que les éditeurs de petits écrits ne puissent plus les faire imprimer, alors même qu'ils ne voudraient pas qu'ils fussent distribués dans les.
Source : Gallica

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