Résumé

Portrait de Émile Verhaeren Émile Verhaeren La Libre Esthétique, Bruxelles

Deux beaux artistes dressant leurs œuvres face-à-face, Zuloaga et Evenepoel, attirent le plus grand nombre d’attentions et d’acquiescements. Une Espagne imprévue, une Espagne grise et en demi-teinte s’étale sous la signature du premier. Des souvenirs de Velazquez apparaissent. Des personnages qui inquiètent au musée de Madrid, philosophes, bouffons, nains et naines, grimacent, à peine modernisés, sur plusieurs toiles. Art de vie, certes, mais art habile et aisé, qui tient déjà plus dans les doigts que dans l’œil, le cœur et le cerveau.
Source : Wikisource

Portrait de Émile Verhaeren Émile Verhaeren La Libre Esthétique, Bruxelles

Elle inventait de nouvelles désignations d’écoles pour en accabler les peintres. C’était une course générale au clocher de la bêtise.
Certes les temps ont changé. On ose moins, mais on enrage encore. Il faut qu’on veille. Car si jamais la Libre Esthétique s’abandonnait trop à la confiance, si jamais elle hésitait à se montrer accueillante à l’indiscipline et à la révolte, sa raison d’être disparaîtrait d’emblée.
Source : Wikisource

Portrait de Émile Verhaeren Émile Verhaeren La Libre Esthétique, Bruxelles

Elle est chaude et froide, belle de toutes les sensations antithétiques qu’elle fait naître. Elle rayonne de vie et de mort.
Et Laermans ? Ceux qui l’aiment ne se lassent point de suivre à travers champs, vers les villages, ses théories de vagabonds et de mendiants, lassés comme des juifs errants et qui marchent, quand même, comme s’ils espéraient un jour trouver la fin des interminables routes humaines. Cette fois, c’est une famille de bûcherons brouettant des rameaux morts. La servilité et la tristesse font de leurs corps des corps de plomb et de bois. Ils sont lourds et gourds.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature