Émile Verhaeren,
La Libre Esthétique, Bruxelles
“ Deux beaux artistes dressant leurs œuvres face-à-face, Zuloaga et Evenepoel, attirent le plus grand nombre d’attentions et d’acquiescements. Une Espagne imprévue, une Espagne grise et en demi-teinte s’étale sous la signature du premier. Des souvenirs de Velazquez apparaissent. Des personnages qui inquiètent au musée de Madrid, philosophes, bouffons, nains et naines, grimacent, à peine modernisés, sur plusieurs toiles. Art de vie, certes, mais art habile et aisé, qui tient déjà plus dans les doigts que dans l’œil, le cœur et le cerveau. ”
