Résumé

Étienne Perriès Le deuil de la France : récit d'un français patriote… (1877)

La France envahie pousse un cri d'effroi... le courage faiblit... l'épouvante s'étend... bien des âmes tombent dans la stupeur... Si çà et là, on rencontre quelques traits d'héroïsme, quelque élan de patriotisme, c'est l'éclair dans la nuit sombre, un feu sans chaleur, un appel sans écho : les Français se sont énervés dans le plaisir, dans un désir effréné de jouissances et dans la recherche des satisfactions sensuelles.
Source : Gallica

Étienne Perriès Le deuil de la France : récit d'un français patriote… (1877)

Quel cataclysme, Grand Dieu !
— Oh! l'affreuse page ajoutée à notre histoire ; où les larmes aux yeux, on marche dans le sang, parmi les défaites, pour tomber dans la honte ! Quel Français pourra jamais la lire sans rougeur au front, sans indignation au coeur !
— France, la Prusse a donné la mesure de la haine qu'elle te porte : impitoyable ennemie, elle a fait à ton coeur une blessure toujours béante!... toujours saignante !
Source : Gallica

Étienne Perriès Le deuil de la France : récit d'un français patriote… (1877)

Au pas de marche de l'ennemi... au bruit terrible du canon aux Prussiens envahissant nos
demeures... le songe s'est dissipé. Nos palmes sont des cyprès. Ce n'est point Berlin soumis ; c'est Paris livré... La France est saignante ; ses plaies sont à nu. Point d'excuses à alléguer ; point d'échappatoires à employer : nous avons dégénéré, nous nous sommes rapetissés, une lèpre ronge nos coeurs, l'honneur n'est qu'un vain mot pour bien des âmes....
Source : Gallica

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