Duverbois

Élements biographiques

Duverbois A propos de Saint Labre : étude philosophique… (1869)

La nature a donné à l'homme des sens et des passions d'où découlent pour lui les sources du plaisir ou de la peine, du bonheur ou du malheur, selon l'usage modéré ou immodéré qu'il en fait. -
Elle lui a donné également diverses facultés, entre autres, celle de discerner le bien du mal, le vrai du faux, l'utile du nuisible, c'est la raison ; et celle de se former, se créer, s'inventer les choses les plus extraordinaires, les plus impossibles ; de voir et d'entendre ce qui n'existe pas, ne peut exister, c'est l'imagination.
Source : Gallica

Duverbois A propos de Saint Labre : étude philosophique… (1869)

Le chrétien, lui, pour nous en tenir à cette seule comparaison, le vrai chrétien ne saurait accomplir de semblables actes qui l'éloigneraient le plus possible du bonheur.
Il le trouve dans des actes extrêmement contraires à ceux de ce sauvage. Il n'a point d'ennemis ; il peut être celui d'un autre, mais un autre ne peut jamais être le sien. Loin de se venger de celui dont il est l'ennemi, de l'injurier, de le frapper, de le faire rôlir et de le manger, il l'aimera, le protégera, priera et souffrira pour lui.
Source : Gallica

Duverbois A propos de Saint Labre : étude philosophique… (1869)

Le bonheur pour les uns n'est pas le bonheur pour les autres.
Ainsi, un sauvage des bords du Mississipi éprouvera le bonheur le plus grand qu'il puisse éprouver en faisant son ennemi prisonnier à la guerre, en le scalpant, en l'injuriant et en le frappant à l'arbre où il l'a lié, en voyant ses souffrances, en le faisant rôtir, en le mangeant.
Ce sauvage sera heureux, aura l'âme, non-
seulement en repos, mais en grande joie, s'il jette quelques exclamations d'admiration au soleil levant ou couchant, son grand Dieu
Source : Gallica

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