“Pervenche, hortensia, Fleurs de pourpre, d'azur, d'émeraude, d'opale Pensée ou dalhia, L'art a su tout tenter, après la main divine , En finesse, en splendeur ; Depuis le bel iris jusques à l'églantine L'art s'est fait créateur.”
“Vous aurez beau fouiller les annales du monde, Parcourir chaque siècle où des gloires ont lui, En grands événements chaque feuillet abonde, Mais rien n'égalera la page d'aujourd'hui. Tonnez, canons, tonnez ; fanfares , symphonies , Annoncez l'héritier du trône impérial! Les aigles et la France a jamais sont unies : Gloire au jeune empereur en son berceau royal !”
“Des fleurs ! encor des fleurs ! qu'on tresse des couronnes ! France! Angleterre! Etats si long-temps ennemis, Un pacte glorieux a rapproché vos trônes, Vos peuples désormais amis. Victoria ! salut, ô gracieuse reine ! Loin des riches lambris du' palais de Windsor, Son triple diadème, aux rives de la Seine, Vient projeter ses rayons d'or. Le temps des luttes frémissantes A disparu de l'horizon. Que nous font les armes sanglantes D'un apanage ou d'un blason ! Dans l'éclat radieux des armes La gloire n'est plus seulement”
“De la beauté du firmament, Modeste comme lui, poète, sur ma lyre J'éprouve un même sentiment. Je sais que votre coeur n'a d'égal que votre âme, Et que de votre amour du bien Vous faites profiter toute main qui réclame Une obole, une aide, un soutien.”
“Phénix résurgissant du milieu de sa cendre, Aussi belle qu'aux jours d'Homère ou d'Alexandre, On la verra tenant double sceptre à la main... Poésie et beaux-arts ! réveil grand et prospère, Où se révélera la radieuse mère Qui porta dans ses flancs l'âme du genre humain.”
“A la fois être belle et bonne , Briller par l'esprit et le coeur, C'est réunir en sa personne Bonté d'ange et grâces de fleur. Un tel assemblage n'est rare Que pour piquer l'attention ; La nature n'en est avare Que pour notre admiration.”
“Byzance redevient alors centre du monde , Entreprend le labeur qui rend la paix féconde, Et de ses anciens jours efface la splendeur... Non celle qui jaillit du tumulte des armes, Mais ta splendeur divine, ô conquête sans larmes ! Qui de l'humanité feras battre les coeurs.”
“Mais ce n'est point assez de marcher dans l'arène . Belle de passion , forte de mouvement, , Ristori ! vous avez la grâce souverains Du comique et du sentiment. Et Paris, centre d'art, autour duquel rayonne Tout grand talent qui veut sa consécration , Vous tresse avec bonheur une double couronne, Prix de son admiration.”
“Non, ce n'est point un jour de vulgaire mémoire Que celui qui se lève et brille à l'horizon , Car c'est en lettres d'or qu'il prend rang dans l'histoire D'un grand peuple entre tous glorieux de son nom.”
“Les flots du Gibraltar ont laissé sur la plage Les glorieux débris de leur cours triomphant. Une larme! Pour toi:, mon fils, je n'en ai qu'une : C'est celle qui du coeur monte aux yeux paternels. Un homme ne sait pas pleurer son infortune : Il garde seulement des regrets éternels.”