J Lepelletier

Élements biographiques

J Lepelletier Le médecin-brocanteur (1863)

C'est celle que cultive le médecin-brocanteur, un des flibustiers de notre profession.
Il n'a, lui, à son service ni journal, ni affiche géante ou naine, ni enseigne ; il ne fait annoncer son arrivée ni par lettre, ni par le tambour de ville. C'est lui-même qui se charge de la besogne, quelques compères aidant, cela va sans dire.
— Voyez-vous passer en grande vitesse (tant il est affairé !) cet homme, dont le visage béat reflète le contentement de sa personne, qui va parcourir toutes les rues et chercher le regard de tous les habitants? Eh bien ! c'est lui, c'est le médecin-brocanteur.
Source : Gallica

J Lepelletier Le médecin-brocanteur (1863)

Or, ceux qui n'ont pas honte de s'avilir, en cherchant à avilir les autres, ceux qui ne rougissent pas de se proclamer supérieurs à tel ou tel de leurs confrères, par l'esprit et le savoir, quand, en réalité, ils ne les surpassent que par le savoir-faire, bien distinct du savoir, ceux-là ne doivent pas se plaindre si on les signale à l'attention et à la risée publiques.
Source : Gallica

J Lepelletier Le médecin-brocanteur (1863)

Aux âmes faibles, vénales et corrompues de se laisser prendre à l'appât du gain, et à l'axiôme banal de notre société : Soyez riche et vous serez considéré ; aux autres (et c'est le plus grand nombre) à conserver aux médecins la dignité de leur nom et la réputation que leur ont léguée leurs ancêtres ! S'il n'est pas le plus séduisant en apparence, ce lot a des charmes cachés
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature