Jean Guy

Élements biographiques

Jean Guy,  Paulette Carabosse (1928)

“ Je suis maintenant seule avec ma mère, dans une modeste maison à un étage, car nous avons dû abandonner le château.
Que dis-je, seule ? Si Jeanne, ma petite sœur, m'entendait, elle m'en voudrait beaucoup, bien qu'elle n'ait que trois ans, de la considérer comme une quantité négligeable.
Je l'adore, cette chère mignonne; mais je dois à la vérité de déclarer qu'elle fait tous ses efforts pour me rendre, en affection, ce que je lui donne en tendresse. Je
passe avec elle, dans notre jardinet, tous mes instants de liberté.
”
Source : Gallica

Jean Guy,  Paulette Carabosse (1928)

“ Ils disent que je suis une honte pour la famille; et, tandis qu'ils couvrent Marius de caresses, ils me chassent du pied quand je pousse l'audace jusqu'à m'approcher d'eux pour offrir un baiser ou en implorer un.
Comme il doit être bon pourtant de reposer sa tête sur la poitrine d'une mère, et, tout en se faisant dorloter, de sentir, par instant, deux lèvres effleurer votre joue. Si je n'ai jamais connu ce vrai bonheur, la faute n'en est certes pas à Toinon.
”
Source : Gallica

Jean Guy,  Paulette Carabosse (1928)

“ Et les jours succèdent aux jours, et toujours les force ne reviennent pas. Trois semaines, puis quatre, puis cinq s'écoulent; le médecin avait dit vrai.
Il nous va falloir repartir au château, le temps s'étant mis à la pluie avec une persistance qui désespère tous les baigneurs.
On m'enveloppe dans une grosse couverture; l'omnibus de l'hôtel me transporte à la gare; Toinon m'installe avec des précautions infinies dans un coin du compartiment; le train siffle, et de la mer, des villas, de l'eau bleue, du sable et des rochers, je n'emporte qu'un éphémère et douloureux souvenir.
”
Source : Gallica

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