Léon Gatayes

Élements biographiques

Portrait de Léon Gatayes Léon Gatayes Le cheval de Waterloo : fantaisies (1869)

Acacia, spectre obstiné qui reparaît à chaque scène de ce drame fatal; — acacia, mot implacable, dont les caractères s'attachant indélébiles au grand capitaine, au cheval, au blessé de Waterloo, aux rameaux funéraires, au sachet, à la chute du vieux Pierre, à son agonie, à sa mort, semblent les stigmates de la Fatalité, et rappellent l'adage arabe : « Ce ne sont pas les balles qui tuent, c'est le destin. »
Source : Gallica

Portrait de Léon Gatayes Léon Gatayes Le cheval de Waterloo : fantaisies (1869)

Il faut croire que les premiers se seront piqués les doigts en cueillant les belles grappes entourées d'épines, dont les seconds auront seulement respiré le parfum, ou savouré la délicate saveur dans une friture à la façon d'Alphonse Karr.
Quoi qu'il en soit, parmi environ trois cents autres variétés, il faut placer au premier rang l'acacia de Sainte-Hélène, celui dont on trouvait l'ombrage aux alentours de la tombe de Napoléon Ier, et dont les tristes rameaux, semblables à ceux du saule pleureur, pendaient en se recourbant dans ces sombres solitudes.
Source : Gallica

Portrait de Léon Gatayes Léon Gatayes Le cheval de Waterloo : fantaisies (1869)

Pour le vieux soldat, c'était plus qu'un trésor : c'étaient de précieuses reliques qui jamais ne devaient le quitter. Il plaça donc ces feuilles entre deux petits morceaux de peau superposés, qu'il réunit par une triple couture de soie aux trois couleurs; puis, après avoir adapté à cette espèce de médaillon un cordon de cuir tressé pour le suspendre au cou, il s'empressa d'aller seller l'Acacia, et s'en fut prendre son violon qui ce jour-là même devait rhythmer le pas d'une noce villageoise.
Source : Gallica

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