Résumé

A. Maurize Garde nationale de Paris. Refus de service motivé… (1839)

Je commence par vous déclarer, Monsieur le Maire, que je me refuse de la manière la plus formelle et la plus complète à faire partie de la garde nationale, et que, s'il n'est pas en votre pouvoir de m'en dispenser par les motifs sérieux que je vais avoir l'honneur de vous exposer, j'accepte et je choisis volontairement la prison , plutôt que de me soumettre à des obligations que ma conscience et le sentiment de mes devoirs envers mon prochain repoussent impérieusement, aimant mieux subir une punition injuste et imméritée que de participer au mal en toute connaissance de cause.
Source : Gallica

A. Maurize Garde nationale de Paris. Refus de service motivé… (1839)

Si donc ma conscience me défend de faire partie de la garde nationale, le pouvoir n'a pas le droit de m'y contraindre, ni celui de me punir de mon refus, sans tomber dans l'injustice et la contradiction, sans se trouver divisé contre lui-même ; car on ne peut pas imposer la moindre chose en vertu d'un principe qui concède précisément la faculté de s'en abstenir.
Source : Gallica

A. Maurize Garde nationale de Paris. Refus de service motivé… (1839)

De cet état de choses, il ne peut manquer de naître l'animadversion de la classe qui souffre le plus de l'égoïsme contre celle qui est le plus en position d'en profiter, et il est fort à craindre que cela n'amène, plus prochainement qu'on ne pense, entre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas, une épouvantable lutte, qui plongerait la France dans un abîme que pas un homme de ce monde n'est peut-être en état de sonder, lutte dont l'institution de la garde nationale accélère le moment d'une manière effrayante.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature