Prost, Un blessé de Juillet au Roi, lettre remise au Roi le 17 février 1831… (1831)
“ Ce temps n'a pas suffi pour amener le plus petit changement au système d'un gouvernement brisé parce qu'il fut aussi lâche que perfide. Quatre mille blessés se traînent mutilés sur le pavé de Paris, privés d'existence. Autant de braves de juillet attendent encore que la mie de pain tombe de la table des riches. Proscrits des emplois publics, au train dont vont les choses, ils seront trop heureux sans doute s'ils ne sont pas obligés de fuir une patrie pour laquelle ils ont si héroïquement versé leur sang. Il est vrai qu'on affiche pour eux à tout moment grande considération. ”
