Résumé

A quand la Guerre ? (1869)

Atermoyer, c'est propager l'irrésolution et la crainte, le peuple se demande, inquiet et troublé, pourquoi ces armements, ces impôts excessifs, ces perpétuelles notes diplomatiques mensongères, si c'est pour nous battre contre des moulins à vent? Cette paix armée indéfinie mine sourdement le pays, et coûte en définitif quatre fois le prix d'une bonne guerre.
La situation présente du peuple français est identiquement celle d'un homme devant se battre en duel et dont les témoins chaque jour remettraient au lendemain la rencontre dans l'espérance chimérique d'une conciliation.
Source : Gallica

A quand la Guerre ? (1869)

A tort ou à raison, ou plutôt à raison, le peuple est convaincu que le gouvernement actuel veut un duel avec l'Europe, et ce qui l'irrite, c'est d'être ainsi promené par ses témoins depuis tantôt trois ans.
Source : Gallica

A quand la Guerre ? (1869)

Il est donc de la dernière importance, — on ne sait ni qui vit ni qui meurt,— que les électeurs envoient au mois de mai prochain, des députés complètement dévoués au régime impérial. Or personne, et l'Empereur moins que qui que ce soit, n'a pu rester indifférent au retour d'esprit qui s'est produit depuis Sadowa. M. de Bismark a désaffectionné les populations de l'empire pour son chef. L'Empereur en garde rancune à la Prusse.
Sous le coup d'une guerre où l'honneur national serait engagé, le moment serait mal choisi de se chamailler à l'intérieur, tandis qu'on s'entr'égorgerait à l'étranger.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature