Résumé

Ange Blaize Au profit du garde national Bernalin… (1832)

C'est un homme vertueux, ami du peuple, qui abhorre les distinctions, les inégalités d'origine, rejète l'impôt qui frappe les besoins du pauvre, comme les contributions indirectes ; est toujours prêt à faire taire son intérêt propre devant l'intérêt général, et ne voit son bien-être que dans la prospérité de tous : Indigence et vertu, voilà son lot.
Le légitimiste, plein de belles chimères de droit divin , de titres , de prérogatives de toute espèce, ne rêve que privilèges, monopoles, aristocraties, chérit les impôts dont il s'engraisse, a toujours à la bouche ces mots : A moi !
Source : Gallica

Ange Blaize Au profit du garde national Bernalin… (1832)

Mais voyons, par contre, si Messieurs du juste-milieu n'auraient pas, eux, mille petites raisons de sympathiser avec les carlistes. Les uns et les autres veulent un budget bien rond, une liste civile bien grasse pour le roi et les affamés qui aboient autour de lui, de gros impôts pour le peuple, qui a bon dos, des chartes-vérités qui ne la disent jamais, le monopole des droits politiques et municipaux, et l'asservissement de la pensée. Seulement l'un dit : Je veux tout cela avec mon droit divin , avec Henri V et le drapeau blanc!
Source : Gallica

Ange Blaize Au profit du garde national Bernalin… (1832)

Le peuple est innocent ; que veut-on qu'il expie ? C'est aux rois d'expier avec leurs courtisans, Le sang du peuple à flots versé treize cents ans. Expier! quand ces rois nous ont ouvert les veines Des murs de la Rochelle aux villes des Cévennes ; Quand d'un peuple égorgé le grand spectre endormi Se réveille au seul nom de Saint-Barthélémy, Grande chasse royale où sur la chair humaine Le monarque tira pendant une semaine
Source : Gallica

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