Résumé

Anne Bignan Réunissons-nous ! ! ! par A. B***… (1818)

Tant que Buonaparte a régné, la terreur qu'il inspirait enchaînait l'hydre des factions; le peuple gémissait, fatigué de sa tyrannie, écrasé d'impôts, décimé chaque jour; mais du moins il n'y avait alors qu'un parti, et nos armes faisaient le destin de l'Europe. Du moment où les Bourbons mirent le pied sur le territoire français, il y eut deux partis en France. Buonaparte reparaît. L'ennemi menace nos frontières; mais Buonaparte ne retrouve plus dans la nation cette volonté une, ferme, inébranlable, qui lui avait conquis le monde : les Français marchent contre l'étranger
Source : Gallica

Anne Bignan Réunissons-nous ! ! ! par A. B***… (1818)

Qu'ils ne s'y trompent point : nous ne voulons pas plus de féodalité que de révolution; le retour de l'une serait impossible, le retour de l'autre serait épouvantable. La France veut tenir le milieu entre ces deux extrêmes; elle veut être le lien commun qui rapproche deux partis trop long-temps séparés : tous ont un droit égal à son amour , à son admiration; elle adopte leurs talents, elle s'applaudit de leurs triomphes, elle se pare de leurs vertus
Source : Gallica

Anne Bignan Réunissons-nous ! ! ! par A. B***… (1818)

Les rappeler, ce serait commettre un acte de justice et d'humanité; ce serait rattacher à la France, par des noeuds indissolubles, des hommes qui peuvent faire encore sa gloire et son soutien. Ce parti serait le plus noble; il serait aussi le plus utile; car il est toujours utile de montrer qu'on est fort, et le pardon est un signe de force.
La France n'a plus rien à craindre, à moins qu'elle ne se forge à elle-même des sujets de craintes.
Source : Gallica

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