Antoine de Cournand, Épître contre l'affectation , lue à la rentrée publique du Collège de France… (1802)
“ Mais toi, que ce discours par le zèle dicté, Offense dans sa forme et dans sa liberté, Imite, j'y consens, non la fausse science, Mais la sage raison, l'utile bienfaisance. Poursuis moins la vertu de ton rire moqueur; Affecte moins l'esprit, tâche d'avoir un coeur : Des partis divisés tu fomentais la haine, Prends pour ton propre compte une ame plus humaine : Par des tons insolens tu te crois embelli, Contrefais dans le monde un maintien plus poli ; Au profit de tes mœurs gêne ton caractère: C'est un bien d'affecter ce qui doit toujours plaire. ”
