Casimir Delavigne

Casimir Delavigne

Résumé

Portrait de Casimir Delavigne Casimir Delavigne Casimir Delavigne

Un dieu versait la vie et l’immortalité ?
C’en est fait, et le cygne, exilé d’une terre
Où l’on enchaîne la beauté,
Devant l’éclat du cimeterre
A fui comme la liberté.
Ô sommets de Taygète, ô rives du Pénée,
De la sombre Tempé vallons silencieux,
Ô campagnes d’Athène, ô Grèce infortunée,
Où sont pour t’affranchir tes guerriers et tes dieux ?
Ils sont sur tes débris ! Aux armes ! voici l’heure
Où le fer te rendra tes beaux jours que je pleure !
Voici la Liberté : tu renais à son nom
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Portrait de Casimir Delavigne Casimir Delavigne Casimir Delavigne

De Delavigne (Casimir.)
Il est des morts qu’il faut qu’on tue...
« Quoique la faculté du beau fût développée à un rare degré chez M. Delavigne, l’essor de la grande ambition littéraire, en ce qu’il peut avoir parfois de téméraire et de suprême, était arrêté en lui par une sorte de réserve naturelle, qu’on peut louer ou blâmer, selon qu’on préfère dans les productions de l’esprit, le goût qui circonscrit ou le génie qui entreprend, mais qui était une qualité aimable et gracieuse, et qui se traduisait en modestie dans son caractère et en prudence dans ses ouvrages. »
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Portrait de Casimir Delavigne Casimir Delavigne Casimir Delavigne

Eurotas, Eurotas, que font ces lauriers-roses
Sur ton rivage en deuil, par la mort habité ?
Est-ce pour faire outrage à ta captivité
Que ces nobles fleurs sont écloses ?
Non, ta gloire n’est plus ; non, d’un peuple puissant,
Tu ne reverras plus la jeunesse héroïque
Laver parmi tes lys ses bras couverts de sang,
Et dans ton cristal pur sous ses pas jaillissant
Secouer la poudre olympique.
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