Résumé

Collectif Revue des traditions populaires

Comme les deux autres fois Yves de Kermac’hek vint la voir au milieu de son travail, et quand il lui demanda si elle consentirait à épouser le fils du château malgré sa métamorphose, Gaïdic lui répondit que oui.
Aussitôt, il se jeta à ses pieds, et lui dit :
— Écoute, Gaïdic, c’est moi qui suis l’homme-cheval ; la nuit, et parfois à certains moments, pendant le jour, je reprends une forme naturelle ; puisque tu le veux bien, nous nous épouserons ; mais personne ne doit savoir que je puis redevenir homme ; jure-moi de ne le répéter à âme qui vive.
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L’HOMME-CHEVAL Il y avait autrefois, aux environs de Morlaix, un fort joli manoir, appelé le château de Kermac’hek, habité par une noble dame qui était veuve et n’avait qu’un fils.
Malheureusement, une méchante fée avait condamné cet unique enfant à être métamorphosé en cheval jusqu’au jour où certaines circonstances auraient lieu.
Quand Yves de Kermac’hek (ou plutôt le cheval dans la peau duquel il était) vit arriver la vingtième année, il dit un soir à sa mère qu’il voulait se marier, et la pria de lui trouver une femme.
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Le lendemain, comme elle gardait encore ses poules à la même place, elle cassa une autre noix. Cette fois, ce fut une boutique pleine d’argenterie qui se dressa devant elle ; la demoiselle vint également voir les belles choses qu’elle avait, et pensant que cela lui servirait pour son mariage, elle voulait les acheter ; mais Gaïdic lui fit les mêmes conditions que pour les étoffes. En songeant à la poudre qui fait dormir, l’autre accepta aisément, et la pauvre fille de basse-cour passa vainement cette seconde nuit dans la chambre de son mari sans pouvoir le réveiller.
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