Comtesse de Noailles,
Revue des Deux Mondes tome 1, 1911
“ Je préfère à ce faste, à ces âpres transports, La douceur de ton âme alliée à ton corps, Ces momens infinis, concentrés, chauds et tristes Où mon cœur par le tien reconnaît qu’il existe, Où, lorsque le désir avide et violent Se dilue en un rêve harassé, grave et lent Par qui l’âme est soudain comblée et raffermie, Je sens, — ô mon ami ailé, suave, humain, — Ton visage pensif enfoncer dans ma main Son odeur de nuée et de rose endormie... ”
