Résumé

Desarps Mon retour à Versailles, lieu de ma naissance… (1814)

Où mille émotions m'ont fait avec ivresse Soupirer en riant, jouir avec tristesse ; Où je voyais enfin, même au sein de la Cour, L'amitié, le savoir, les beaux-arts et l'amour Cultivés , honorés, et le laurier des armes An doux myrte emprunter et rendre mille charmes.
Tout périt. les lauriers, les myrtes sont fanés , Et dans ces lieux déserts semblent abandonnés.
Versailles, tes grandeurs, tes pompes souveraines Dorment dans le néant parmi les ombres vaines, Et ton éclat, déchu , déjà presqu'ignoré, De quelques souvenirs est à peine honoré !
Source : Gallica

Desarps Mon retour à Versailles, lieu de ma naissance… (1814)

Ainsi dans ces beaux lieux où l'on vit Despréaux, Racine, ta Bruyère et l'aigle altier de Meaux, Molière, Fénélon, le sublime Corneille, Tour à tour étonner, charmer l'âme et l'oreille , Sous ces lambris pompeux dont ils furent l'honneur, Nouveaux phares, brillants d'une égale splendeur, D'autres hommes bientôt, d'autres fameux ouvrages, Planeront radieux sur l'océan des âges , Et comme ceux de Mars, leurs lauriers entassés,
N'auront plus de vainqueurs dans les siècles passés.
Source : Gallica

Desarps Mon retour à Versailles, lieu de ma naissance… (1814)

Il aime en toi son art, ses vertus et l'honneur Qu'il trouve entes écrits, qu'il retrouve en ton cœur; Le sien toujours aimant, et son mâle génie Sous quatre-vingts hivers sont brûlants d'énergie ; Dans ces mêmes bosquets , à l'ombre de ces bois, Nous le voyons, ami, chercher comme autrefois Ces traits qu'au grand talent une grande âme inspire, 5Que Louis accueillit, qu'il daigna lui redire
Source : Gallica

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