Desarps Le ridicule et les poches , dialogue en prose… (1815)

Pour nous le rendre enfin ce salaire honorable , Fut-il jamais , Ariste, un temps plus favorable !
Quand les vœux, quand les rangs sont si bien confondus , Que Mars cherche de l'or et Plutus des vertus !
Et, lorsque dépouillés, dérogeant à leurs races, Maints nobles sont placés et vivent de leurs places ; Ils ont tout oublié, tout perdu, hors l'honneur; Le ternir, l'altérer, c'est flétrir le malheur
Source : Gallica

Desarps Mon retour à Versailles, lieu de ma naissance… (1814)

Ainsi dans ces beaux lieux où l'on vit Despréaux, Racine, ta Bruyère et l'aigle altier de Meaux, Molière, Fénélon, le sublime Corneille, Tour à tour étonner, charmer l'âme et l'oreille , Sous ces lambris pompeux dont ils furent l'honneur, Nouveaux phares, brillants d'une égale splendeur, D'autres hommes bientôt, d'autres fameux ouvrages, Planeront radieux sur l'océan des âges , Et comme ceux de Mars, leurs lauriers entassés,
N'auront plus de vainqueurs dans les siècles passés.
Source : Gallica

Desarps Le ridicule et les poches , dialogue en prose… (1815)

D'un autre côté, si l'on réfléchit qu'aujourd'hui les principaux chefs de la finance siégent dans les conseils avec des titres et des décorations; et que des hommes de tous les rangs et des premiers rangs, dépouillés de leurs anciennes fortunes, tiennent leur existence de leur travail et de leurs places, on verra qu'il y a certainement autant d'injustice que de danger à ne pas rendre également honorables tous les premiers emplois de ces fonctions pénibles et délicates.
Source : Gallica

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