Marceline Valmore

Résumé

Marceline Valmore Le Conseiller des femmes

En attendant qu’on s’éveille à la ferme, Madeleine songe à gagner la grange pour se mettre à l’abri du vent qui souffle toujours âpre et glacial. Elle ouvre donc la porte de la grande cour, et s’étonne de ne point entendre les aboiemens que d’ordinaire n’épargne point Loulou, gros chien noir préposé à la garde de la ferme. Elle l’entend pourtant s’agiter dans sa niche, et s’en approche pour connaître le motif de son négligent silence. Mais de quelle surprise, de quelle émotion fut saisi le cœur compatissant de la vieille à l’aspect du tableau étrange et douloureux qui frappa ses regards !
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Marceline Valmore Le Conseiller des femmes

Tout en rêvant ainsi elle arrive en vue d’une ferme où personne ne paraît encore levé, tant Madeleine a été matinale. Tiens ! se dit-elle, ils sont bien paresseux ou moi bien alerte malgré mes soixante-dix ans ; et la vieille de sourire avec une secrète satisfaction ; car si la jeunesse ambitionne les grâces, le vieillard prétend à la force et à l’activité ; il lui semble que la vigueur que conserve son bras peut retarder la marche du temps et repousser la mort.
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Marceline Valmore Le Conseiller des femmes

La veille des marchés, quand Madeleine était absente pour sa tournée habituelle, Louis préparait le repas, que la bonne vieille était bien aise de trouver prêt à son arrivée, ou bien l’accompagnant dans ses courses il portait de petits fardeaux, marchant légèrement à côté de sa mère adoptive que sa vivacité réjouissait. Quand ils allaient à la ferme que gardait toujours Loulou, Louis courait en avant pour embrasser plutôt le bon animal, qui joyeux de le voir lui rendait ses caresses.
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