Résumé

Le roman de Siméon (1935)

Les erreurs judiciaires se terminent généralement ainsi par la punition de l'innocent.
— Singulière chose que la vie, pensa Siméon en s'asseyant le long d'une borne pour se reposer un peu au bord du chemin. On punit les bons et on récompense les coupables. Enfin.
Le soir, il s'endormit dans l'herbe à l'orée d'un bois, non sans avoir dit à la lune qui se levait : — Envoie-moi, belle lune, un rêve qui ne ressemble surtout pas à ce que je vois tous les jours sur la terre.
Source : Gallica

Le roman de Siméon (1935)

Tranquillement il se mit à table devant la geôle de verre de Félonie et déjeuna d'un magnifique os de gigot et d'une purée de pommes de terre.
Dans sa prison, la chatte se démenait furieusement, le dos rond et le poil hérissé — signes de mauvaise humeur.
Chaque jour, Siméon venait ainsi rendre visite à la prison-
nière, dévorant sous ses yeux pleins d'envie, de plantureuses pâtées et avalant de grands bols de lait.
Mais ce supplice de Tantale ne devait pas durer ; car notre chien avait bon cœur ; et quand il jugea Félonie suffisamment punie, il lui rendit la liberté.
Source : Gallica

Le roman de Siméon (1935)

Il alla rouler dans l'herbe en poussant des cris de douleur ; car dans la secousse, la moitié des poils de son dos avait été arrachée et s'était collée au flanc de la vache. Evidemment ce devait être douloureux.
Poursuivant leur chemin, les deux amis aperçurent, posé sur l'entablement d'une lucarne, un plat contenant des cervelas.
— Pour toi qui sais grimper, dit Siméon à Micro, quelle occasion d'exercer tes talents. En t'aidant de mon dos et de ce tonneau placé sous la lucarne, tu atteindras aisément le plat.
Source : Gallica

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