Yves Delage

Yves Delage

Résumé

Portrait de Yves Delage Yves Delage,  Comment pensent les bêtes (1911)

“ Rien de pareil n'existe chez l'animal. Privé du langage et des images verbales, il en est réduit à penser par images sensorielles. Or ces images permettent la conception de choses concrètes, leur comparaison plus ou moins grossière, mais elles ne permettent ni la généralisation, ni l'abstraction qui sont la condition nécessaire du raisonnement.
Le chien ne raisonne pas. Non parce qu'il manque d'intelligence, mais parce qu'il est privé de cette condition indispensable du raisonnement, l'image verbale permettant les concepts généraux et abstraits.
”
Source : Gallica

Portrait de Yves Delage Yves Delage,  Comment pensent les bêtes (1911)

“ Cette différence capitale réside en ceci : l'homme parle, l'animal ne parle pas. Or la parole est un instrument de pensée prodigieux. Le mot ne donne pas seulement à la pensée un accroissement colossal, il change ses modes, il lui ouvre des territoires nouveaux si immenses que ceux où elle pouvait se mouvoir avant le mot, n'étaient, en comparaison, presque'rien. Seul le mot a rendu possibles ces deux processus intellectuels, la généralisation et l'abstraction, qui sont les ailes de l'intelligence. ”
Source : Gallica

Portrait de Yves Delage Yves Delage,  Comment pensent les bêtes (1911)

“ Je me représente le cerveau d'un chien comme un tableau à projections sur lequel passent des images visuelles qui se succèdent, s'enchevêtrent, vont et viennent de mille façons, se présentant d'elles-mêmes, suscitées par des impressions actuelles ou des associations de souvenirs, sans que le chien fasse rien pour les évoquer. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature