Résumé

E. Boucher Appel à tous. Les Chercheurs d'or au XIXe siècle… (1856)

Laissons à l'atelier l'ouvrier besogneux ; La santé, le travail peuvent le rendre heureux. Pour supporter son sort, laissons-lui le courage. Un joueur ne dit plus : « J'ai du coeur à l'ouvrage. » Malheur au travailleur qui voit un parvenu ! Malheur à lui s'il croit que le temps est venu De courir les hasards et tenter la fortune ! Jour et nuit l'obsédant, cette idée importune Pervertira son coeur honnête et courageux, Et le rendra joueur, brutal et paresseux.
Pour l'État, dites-vous, la Bourse a son mérite?
Source : Gallica

E. Boucher Appel à tous. Les Chercheurs d'or au XIXe siècle… (1856)

Chacun sera content et nul ne pourra dire Que l'air lui fait défaut, qu'il n'a plus de soleil, Que son terme trop lourd le prive de sommeil.
Il est des chercheurs d'or, d'une bien autre espèce ; On les trouve partout, à Paris comme en Grèce, Courant à la fortune avec si grande ardeur Qu'en les voyant on doit crier : Gare au voleur! Là c'est un usurier qui, vous prêtant sur gage, Vous dira qu'il a tort, et qu'il faut du courage, Etant trois fois nanti, pour donner son argent A qui le paye cher, par un besoin urgent; Qu'à la Bourse il pourrait trouver meilleure affaire
Source : Gallica

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