Résumé

Français, au Rhin ! ! ! A l'empereur Napoléon III… (1869)

Et le pays, croyez-le, Sire, à cette heure solennelle, se ralliera une fois encore à vous. Et toutes les clameurs des sombres jours cesseront comme par enchantement, au son de la Marseillaise et du Chant du Départ allant réveiller les vieux échos du grand fleuve français.
En guerre, Sire! au Rhin! Il y va du salut de la France. Neveu d'Iéna, au Rhin !
Et toute la nation vous accompagnera de ses voeux, prête à se lever comme un seul homme, au moindre échec, et à rallier vos aigles pour écraser l'insolence prussienne !
Source : Gallica

Français, au Rhin ! ! ! A l'empereur Napoléon III… (1869)

Sire, ce jour-là, vous fûtes réellement l'empereur des Français, de tous les Français : vous aviez le Rhin !
Un cruel retour de cette popularité si précieuse vous dit assez aujourd'hui, peut-être un peu tard, qu'il fallait saisir le Rhin et le garder, et devenir ainsi l'arbitre redouté de l'Europe, au lieu d'en être la risée.
Le peuple français absout facilement — beaucoup trop facilement—le séquestre de ses libertés, l'exil de ses enfants et toutes les rigueurs qui s'abritent sous la raison d'État
Source : Gallica

Français, au Rhin ! ! ! A l'empereur Napoléon III… (1869)

SIRE,
L'Europe assiste en ce moment à l'un des spectacles les plus solennels et tout à la fois les plus désolants qu'elle ait jamais contemplés : celui de la France livrée à tous les hasards d'une licence politique plus voisine du despotisme que de la liberté, et n'attendant même plus la protection et le salut d'un pouvoir dont la seule raison d'être résidait dans sa force contre la voyoucratie révolutionnaire.
Source : Gallica

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