H. Moureau, Dictionnaire de théologie catholique
“ L’abrogation des rites anciens devait donc avoir lieu : commencée à l’avènement de Jésus-Christ, elle a été consommée par sa passion, selon la parole de Jésus-Christ mourant. Après leur abrogation, ces rites sont-ils devenus illicites ? Non, dit saint Thomas ; ils ont pu être observés, sans être, il est vrai, tenus pour obligatoires, jusqu’à ce que l’Évangile eût été suffisamment répandu. C’est la doctrine de saint Augustin, qu’il déclare plus fondée que celle de saint Jérôme. Mais pourquoi le concile de Jérusalem a-t-il étendu aux gentils l’abstinence judaïque a suffocato ? ”
