Résumé

H. Moureau Dictionnaire de théologie catholique

L’abrogation des rites anciens devait donc avoir lieu : commencée à l’avènement de Jésus-Christ, elle a été consommée par sa passion, selon la parole de Jésus-Christ mourant. Après leur abrogation, ces rites sont-ils devenus illicites ? Non, dit saint Thomas ; ils ont pu être observés, sans être, il est vrai, tenus pour obligatoires, jusqu’à ce que l’Évangile eût été suffisamment répandu. C’est la doctrine de saint Augustin, qu’il déclare plus fondée que celle de saint Jérôme. Mais pourquoi le concile de Jérusalem a-t-il étendu aux gentils l’abstinence judaïque a suffocato ?
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H. Moureau Dictionnaire de théologie catholique

Après la passion, quiconque a placé son espérance dans les prescriptions susdites et s’y est soumis comme à des choses nécessaires au salut, comme si la foi à Jésus-Christ ne suffisait pas à le sauver, a péché mortellement. L’Église ne nie cependant point que depuis la passion jusqu’à la promulgation de l’Évangile, ces prescriptions n’aient pu être observées à la condition de n’être pas tenues pour nécessaires au salut, mais elle affirme qu’après la promulgation de l’Évangile on ne peut plus les observer sans manquer son salut éternel...
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H. Moureau Dictionnaire de théologie catholique

Sous le nom de loi morale des Juifs, nous entendons toutes les prescriptions de droit naturel qui y sont contenues, et spécialement le décalogue, sauf le précepte d’observer le sabbat, qui est de droit positif. Ainsi comprise, la matière de cette loi morale était évidemment obligatoire avant Moïse et n’a pas cessé de l’être encore aujourd’hui, même indépendamment de la nouvelle promulgation que Jésus-Christ en a faite. Bien mieux, Jésus-Christ n’a pas seulement conservé le décalogue
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