Résumé

H. de Mannoury d'Ectot Notice sur la vie et les découvertes de Nicolas Le Blanc (1880)

De tous ceux à qui la Nation doit ces hautes récompenses honorifiques, expression de sa gratitude, qui les a mieux méritées que ce savant dont la vie s'écoula tout entière en travaux utiles, en découvertes précieuses, et qui, le jour où la Patrie en danger faisait un suprême appel au dévouement de tous ses enfants, donna le fruit de ses labeurs incessants, recherches coûteuses, études ardues, sans rien demander en échange, une des plus belles découvertes de la science moderne, la soude artificielle ?
Qui donc a mieux mérité de la patrie que Nicolas Le Blanc ?
Source : Gallica

H. de Mannoury d'Ectot Notice sur la vie et les découvertes de Nicolas Le Blanc (1880)

Les plus hautes autorités de la science, de la politique, de l'administration, appuient les justes, les trop légitimes revendications de Le Blanc.
Mais, tout est vain. Partout Le Blanc est éconduit par les bureaux.
Alors, un morne désespoir s'empare de ce cerveau si puissant, si fécond, si fertile. L'avenir lui semble fermé, le passé ne lui apporte que l'amère satisfaction d'avoir tout donné : son génie, sa science, sa fortune, pour un pays qui l'abandonne.
Source : Gallica

H. de Mannoury d'Ectot Notice sur la vie et les découvertes de Nicolas Le Blanc (1880)

En quelques années, Nicolas Le Blanc soumit à l'Académie des sciences divers mémoires qui obtinrent des rapports les plus élogieux des premiers chimistes de l'époque : Darcet, Daubenton, Sage, Berthollet, Havy, enfin Condorcet, et la haute approbation de l'illustre assemblée.
Mais tout cela n'était que comme une sorte d'initiative à la grande découverte qui allait immortaliser son nom en enrichissant son pays.
Tout le monde sait à quels usages variés l'on emploie la soude.
La consommation au XVIIIe siècle était déjà bien considérable, d'après un rapport de l'Académie des sciences.
Source : Gallica

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