J. M. Jouannin

Résumé

J. M. Jouannin Revue des Deux Mondes

Sultan-Mahmoud leur fit en même temps restituer la maison paternelle, la seule de leurs propriétés qu’ils regrettassent, et qu’ils avaient gémi de voir entre les mains d’un juif, créature de Halet-Effendi, dont il avait, depuis cinq mois, partagé la disgrâce et la destinée.
Rendu aux siens, M. Jacques Douz-Oglou travailla à recueillir quelques débris d’une fortune qui, de père en fils, avait toujours été si dignement employée à honorer et à éclairer la nation arménienne. Les lettres, les sciences, les arts, les pauvres surtout [5] déploreront long-temps une chute aussi peu méritée.
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J. M. Jouannin Revue des Deux Mondes

On n’osa pas faire périr en même temps les trois autres frères qui survivaient à ces sanglantes exécutions, et qu’on tenait rigoureusement emprisonnés, ainsi que les sœurs, les veuves et les enfans de ces déplorables victimes ; on recula devant l’opinion publique que frappa d’une sorte de stupeur le supplice des aînés, réprouvé par le corps de la magistrature ottomane : le mufti avait refusé en effet de sanctionner la sentence de mort dictée par un favori alors tout-puissant, le fameux Halet-Effendi
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