Résumé

Portrait de Joseph Bologne de Saint-George Joseph Bologne de Saint-George Nous sommes donc trois ? ou le Provincial à Paris

Quand je vois ce parti, outrant toutes les idées, exagérant toutes les opinions, prêchant une doctrine hardie, qui ne sert qu’à exalter les hommes, sans les éclairer, saisir toutes les occasions de flatter le peuple, défendre sa licence et louer jusqu’à ses excès, il se forme des nuages dans mon esprit sur sa sincérité.
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Portrait de Joseph Bologne de Saint-George Joseph Bologne de Saint-George Nous sommes donc trois ? ou le Provincial à Paris

Nous ne voyons que la secte de ceux qu’on appelle Aristocrates, et le parti des Patriotes. Nous nous imaginons bonnement, car on nous fait croire là-bas tout ce qu’on veut, que l’assemblée nationale n’a presque plus d’obstacles à vaincre ; qu’elle n’a besoin, pour opérer la réunion des esprits, que de convaincre les zélateurs du régime ancien de l’impossibilité de le rétablir. Nous la croyons d’autant plus près de ce terme heureux, que la classe des patriotes grossit tous les jours
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Ce qui vient encore me dessiller les yeux, et me confirmer dans mes conjectures, c’est leur désertion subite, c’est leur rupture soudaine avec les vrais patriotes. Ils s’éloignent des la Fayette et des la Rochefoucaud. Seroit-ce parce que, si la Fayette et la Rochefoucaud sont les premiers, les plus fermes soutiens de la liberté, ils sont en même-tems les plus grands ennemis de l’anarchie ? L’un ne prêche que la concorde et l’union : l’autre maintient fermement la paix et la tranquillité.
On le contrarie autant qu’on peut ; on lui suscite le plus d’affaires qu’il est possible.
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