Résumé

Jules Viard La Messe pour la peste

La grande peste de 1348, dont les ravages furent tels que, selon Froissart, « la tierce partie du monde mourut, » plongea dans la consternation l’Europe entière. Tous les contemporains en parlent dans des termes qui ne peuvent laisser subsister aucun doute sur la violence du fléau. Pétrarque, à qui elle dicta quelques-uns de ses plus beaux vers, dit que l’univers fut presque entièrement dépeuplé, que les maisons sont demeurées sans famille, les villes sans citoyens, les campagnes incultes et toutes couvertes de cadavres.
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Jules Viard La Messe pour la peste

Boccace, au premier chapitre du Décaméron, nous dépeint l’étendue de ses ravages à Florence. Si les poètes nous retracent avec des accents émus l’effrayant tableau de cette mortalité, les chroniqueurs, quoique plus concis, ne sont pas moins d’accord pour nous représenter cette peste comme un des fléaux les plus épouvantables qui aient frappé l’humanité dans les siècles passés [1] .
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Jules Viard La Messe pour la peste

Voy. en particulier, sur la diminution de la population causée en France par la peste noire, le P. H. Denifle, la Désolation des églises, monastères et hôpitaux en France pendant la guerre de Cent ans, t. II, 1re partie, p. 57 à 63, où il trace un bon tableau des ravages causés par cette épidémie dans notre pays et donne des chiffres intéressants au sujet de la mortalité. ↑ Voy. L.-A.-J. Michon, Documents inédits sur la grande peste de 1348, Paris, Baillière, 1860, in-8o, et Rébouis, Étude historique sur la peste, 1888, in-12.
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