Résumé

Charles Nordmann Revue scientifique - En pleine thérapeutique pastorienne

Dans la première classe on peut ranger la peste, la dysenterie bacillaire, la méningite cérébro-spinale ; dans la seconde, la diphtérie, le tétanos. Nous y joindrons l’empoisonnement par les venins, — parce que, grâce surtout aux travaux de Calmette, il relève aujourd’hui de la thérapeutique pastorienne, et nous prouve merveilleusement que même les troubles morbides étrangers à toute origine microbienne peuvent relever de cette thérapeutique.
⁂ Les méfaits qu’a commis la peste, « ce mal qui répand la terreur, » forment dans l’histoire une sombre série qui n’est malheureusement point close.
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Charles Nordmann Revue scientifique - En pleine thérapeutique pastorienne

Elle a fait de grands progrès grâce aux vaccinations antipesteuses. Celles-ci complètent le rôle du sérum qui, s’il guérit souvent, ne fournit qu’une immunité fugace, durant à peine quelques jours. Parmi les nombreux vaccins antipesteux, le premier et le plus employé a été préparé par Haffkine, ancien élève de Pasteur, qui a eu l’idée d’injecter sous la peau des bacilles pesteux tués par la chaleur, donnant ainsi un des premiers exemples de vaccination par virus tués, tandis que la vaccination antirabique par exemple se fait par virus seulement atténués.
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