Pierre Patet

Résumé

Pierre Patet Sérothérapie à Lyon (1894)

Sans doute, on aurait pu, comme on l’a fait ailleurs, donner à tous les enfants qui entrent dans le service des diphtériques indistinctement une première injection. Nous verrons en étudiant les accidents de la sérothérapie que ceux-ci sont rares et de peu d’importance, qu’en particulier à Lyon ils ont été jusqu’à ce jour pour ainsi dire nuis ; mais si faibles soient-ils, on croyait inutile jusqu’alors d’y exposer des enfants que l’on peut guérir sans traitement et qui seront toujours d’ailleurs en observation constante, et prêts, si besoin était, à être sérothérapiés.
Source : Gallica

Pierre Patet Sérothérapie à Lyon (1894)

Les trois malades chez lesquels la diarrhée a été signalée sont morts. Chez l’un d’eux, qui avait une diphtérie à associations microbiennes, la diarrhée s’est produite sous forme de selles noirâtres non odorantes, trois jours après une deuxième injection de sérum. La mort est arrivée trois jours après la diarrhée accompagnée de vomissements et d’anuries, il s’agissait dans ce cas d’une diphtérie excessivement grave d’un enfant très jeune, deux ans seulement, et entré à l’hôpital huit jours après le début de son affection.
Source : Gallica

Pierre Patet Sérothérapie à Lyon (1894)

Dans l’histoire de la sérothérapie, à côté de Behring, il nous faut citer son compatriote Aronson qui, travaillant d’un autre côté et sur un animal différent, le cheval, parvenait lui aussi à obtenir l’immunisation des animaux.
Il y eut même entre Behring et Aronson une discussion légère pour savoir quel était l’animal préférable pour fournir le sérum des expériences ; Behring préférant le mouton et Aronson le cheval.
Déjà de nombreuses publications se succèdent et bientôt les expériences sont tentées sur l’homme.
Source : Gallica

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