Résumé

L'abbé Emile Cauchois (1885)

« Je n'ai plus que huit à neuf mois, écrivait-il, pour faire à Dieu le sacrifice de maliberté à son service : je vous en supplie, un petit souvenir tous les jours dans vos prières, car qui me donnera la force de faire ce pas, si ce n'est Dieu. Je m'attriste à la pensée que je ne suis pas assez pieux, assez saint, et que je ferai peut-être un mauvais prêtre.
Oh ! je demande la mort plutôt qu'un aussi horrible attentat. Priez donc et faites prier pour moi autour de vous. »
Certes, à en juger par ses sentiments et les élans de son âme, il eût été un bon prêtre
Source : Gallica

L'abbé Emile Cauchois (1885)

Si l'on entend par ces mots le rassasiement d'un être qui a su atteindre l'extrémité de ses désirs, quelle âme ardente achève son œuvre ici-bas et peut nourrir l'espérance de s'endormir satisfaite? Toute science ne se change-t-elle pas dans une telle âme en nouvelle soif de savoir? et tout amour fait-il autre chose en elle que d'y creuser cet abîme des désirs que peut seule combler la possession de Dieu?
Source : Gallica

L'abbé Emile Cauchois (1885)

Un prêtre, mort jeune, et qui est resté pour notre génération une des plus sympathiques figures qu'on puisse imaginer, l'abbé Henri Perreyve, a dit, en parlant d'un philosophe (1) , enlevé aussi à la fleur de l'âge, que « de toutes les conditions qui peuvent donner une maturité précoce, l'approche même inconnue de la mort est la plus puissante. C'est un astre qui éclaire et échauffe avant de paraître à l'horizon; c'est un soleil qui féconde les âmes à la veille de se lever sur elles. »
Source : Gallica

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