Résumé

Arthur Piacentini Mgr Ridel, évêque de Philippolis…

Ce baiser et cette larme furent la rosée du ciel sur le germe d’où sortit cette vocation.
Elle ne fit depuis que se développer et grandir. L’enfant pensait bien en ce moment que les pays sauvages dont lui avait parlé sa mère étaient situés là-bas, derrière le fleuve. Pour lui, le monde c’était tout ce qu’embrassait l’horizon ; aussi, aller chez les peuples délaissés, être missionnaire, lui semblait la chose la plus naturelle et la plus facile.
Ce fut vers cette époque que sa pieuse mère rendit son âme à Dieu. Félix avait alors neuf ans.
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Arthur Piacentini Mgr Ridel, évêque de Philippolis…

Au premier éveil de son intelligence, elle déposa soigneusement dans son âme les germes de la plus tendre et de la plus solide piété. Dès lors aussi, le jeune Félix eut en Marie la plus vive confiance ; il lui montrera jusqu’à la mort le plus filial amour.
Ce fut à cette mère si pieuse qu’il dut sa vocation de missionnaire. Cette pensée lui tenait particulièrement au cœur et, presque au terme de sa vie, courbé sous le poids d’un glorieux apostolat, il retraçait encore ce souvenir, avec une grâce toute naïve, pour l’une de ses nièces qui lui demandait une histoire de missionnaire.
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Arthur Piacentini Mgr Ridel, évêque de Philippolis…

Dans ce saint asile l’abbé Ridel trouva le bonheur. Cependant la joie d’être à Dieu seul ne l’empêcha pas de sentir l’amertume de la séparation et le vide immense qui se creusait en son âme. Dans ses lettres il l’avoue simplement à ses parents, à ses amis ; mais il a toujours une parole qui calme la douleur, un baume pour la plaie qui saigne encore.
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