Résumé

Antoine Thiroux, sous-diacre du séminaire de Saint-Sulpice… (1884)

La pensée d'entrer au séminaire, si sa femme venait à mourir, ne naquit pas subitement et tout d'un coup dans l'esprit de M. Thiroux, comme l'idée de quitter le schisme pour l'Église catholique surgit, à côté d'un autre lit de mort, dans un autre noble cœur de ce temps. M. Thiroux n'avait jamais oublié le premier et déjà lointain appel de Dieu : il n'avait renoncé au séminaire que pour le mariage, et pour ce mariage-là; mais il s'était toujours secrètement promis de rendre son cœur à Dieu, si celui
qui lui avait intercepté la vie du sanctuaire venait à lui manquer jamais.
Source : Gallica

Antoine Thiroux, sous-diacre du séminaire de Saint-Sulpice… (1884)

J'entends garder mes souvenirs : l'amour de Dieu a toujours régné en souverain dans mon âme, et s'il n'a pas toujours été le plus senti, il a toujours été le plus fort. Maintenant, sevré de tout amour humain, je veux que mes souvenirs épurés me servent de levier pour m'élever à l'amour divin qui doit seul désormais régner dans mon cœur. Par là j'assurerai l'unité de ma vie, idée qui m'a préoccupé dès mon adolescence, et que, au premier abord, les événements semblent me rendre impraticable.
Source : Gallica

Antoine Thiroux, sous-diacre du séminaire de Saint-Sulpice… (1884)

Les grands spectacles que la nature
lui offrait sur son chemin ne le dérangeaient pas de son pèlerinage : il était, en voyage, non pas de l'école de ces saints qui fermaient les yeux aux beautés de la route, mais bien plutôt de celle du Psalmiste, ouvrant son âme toute grande aux merveilles de la création : il était convenu avec son compagnon de ne prononcer jamais le mot beau sans avoir une élévation de cœur à Dieu.
Cette même pensée du catéchisme qu'il avait emportée en voyage hâta son retour : il voulait être à Paris pour présider, le 10 août, la deuxième réunion de vacances.
Source : Gallica

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