Résumé

Jules Charton Un modèle Marie-Eustelle Harpain… (1932)

« Le tabernacle me suffit, disait-elle, le reste est sans attraits pour moi... Oh ! il faut que je meure pour aimer comme je veux aimer ! »
C'était bien la vie d'amour, qui n'était en réalité qu'une longue agonie d'amour.
Nous voici loin des débuts, où, selon l'expression même de Marie-Eustelle, elle n'était que l'un de ces petits oiseaux
qui n'osent voler crainte de tomber... Maintenant elle est devenue l'aigle au vol audacieux, aux aspirations insatiables. « Son amour me dévore. Il me semble que je n'ai rien souffert. »
Comme Dieu élève, saisit, transforme les âmes généreuses !
Source : Gallica

Jules Charton Un modèle Marie-Eustelle Harpain… (1932)

Rien de vulgaire dans l'âme vertueuse. Marie-Eustelle ne fut vulgaire en rien. « Pour les grandes âmes, a-t-elle dit, le Thabor est sur le Calvaire. »
Celle qui parlait de la sorte était capable d'agir de la sorte.
Le cachet de sa vertu est l'effort, le renoncement, le sang. Sous sa plume — qu'elle tint par obéissance, — sur ses lèvres, nous retrouvons incessamment des paroles vibrantes de foi, d'amour, d'énergie virile.
« Dieu seul ! Tout pour Jésus ! Sainte Eucharistie ! sont les trois cris de son âme et les trois termes de son Credo1. »
Source : Gallica

Jules Charton Un modèle Marie-Eustelle Harpain… (1932)

Etes-vous sûre, ô jeune aspirante à la sainteté, que, si vous aviez été fidèle, Jésus ne vous eût point comblée de ses grandes privautés d'amour ?
Vous savez trop que la sainteté n'est pas dans les extases, que la vraie contrition n'est pas dans les larmes, que la vertu n'est pas dans les choses extraordinaires.
Vous ne savez pas assez que si beaucoup d'âmes n'ont mérité ni les extases, ni les larmes, ni les faveurs extraordinaires de Dieu, c'est parce que leurs efforts ont été trop vulgaires, et pour méditer, et pour se repentir, et pour prouver leur amour.
Source : Gallica

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