Résumé

La déchéance : aux rois (1848)

De chacun de tes jours, depuis plus de quinze ans Que la France a passés sous tes fers si pesants, Il n'est pas une gloire obtenue à ton règne Qui devant quelqu'affront aussitôt ne s'éteigne ; C'est pour avoir voulu trop bien asseoir les tiens, Compté tout ta famille et rien les citoyens ; Pour n'avoir pas songé qu'en montant sur le trône Et posant sur ton front la royale couronne, Holocauste sacré que le civisme abat, Un roi doit s'immoler au bonheur de l'Etat.
Source : Gallica

La déchéance : aux rois (1848)

La puissance est au plus lourd trésor ; La faiblesse à celui qui ne connaît pas l'or : Et lorsque la vertu des deux est méprisée, Le faible est du puissant la fable et la risée, Tant qu'enfin, d'un effort de rage et de douleur, L'opprimé se relève et brise l'oppresseur.
Pour transformer ainsi l'ordre des destinées, La France cette fois mit moins de trois journées3 !
Source : Gallica

La déchéance : aux rois (1848)

Une détermination prompte et énergique serait née de l'union et de la fraternité; mais l'égoïsme individuel et les dissensions qu'il entraîne retarderont longtemps, ce qu'à Dieu ne plaise! la marche glorieuse de la France dans sa nouvelle carrière. Il est pourtant un point sur lequel nul ne doit broncher, c'est l'érection du pouvoir en république. Remonter à la royauté serait maintenant d'un ridicule qui n'échapperait pas au reste de l'univers, que la France a mis en émoi.
Source : Gallica

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