Résumé

Amédée Burion Louis XVI, martyr dans sa royauté… (1854)

Ici, c'est le martyre, le déchirement du cœur. Louis XVI était père, il était époux, il était frère. Où sont-ils, sous le soleil, les pères, les époux, les frères qui n'ont pas souffert, qui n'ont pas pleuré? O-vous tous qui avez trempé vos lèvres au calice de l'infortune, nobles ou peuple, riches ou pauvres, lettrés ou ignorants, approchez-vous de Louis, venez mettre la main sur son cœur, et dites-nous si le roi de France n'a pas été le roi des malheureux, si les larmes qu'il a versées n'ont pas été les plus amères qui jamais aient rougi les yeux de l'humanité.
Source : Gallica

Amédée Burion Louis XVI, martyr dans sa royauté… (1854)

Ce moment fatal est arrivé : mais, avant de mourir, le roi veut parler à son peuple ; il s'avance d'un pas ferme, et se tournant vers la multitude : « Français, je suis innocent, je meurs innocent; je pardonne. » Un roulement de tambour se fait entendre ; la voix royale est étouffée. Mais c'en est assez pour la France, son roi condamné, son roi qui va mourir lui a pardonné. Une dernière prière s'était exhalée des lèvres du martyr ; et au moment où s'accomplissait le crime, une voix sublime avait retenti, qui disait : «Fils de saint Louis, montez au ciel. »
Source : Gallica

Amédée Burion Louis XVI, martyr dans sa royauté… (1854)

Comme la victime de la révolution a su magnifiquement copier la victime de la synagogue; que Louis XVI a bien su trouver dans son Dieu crucifié un puissant modèle; comme lui calomnié, il n'opposa comme lui que le silence à la rage de ses ennemis; à L'exemple du Christ, il se laissa lier comme un criminel ; il permit à des mains sacriléges de souiller la majesté de son front.
Enfin, si une prière d'amour pour ses bourreaux s'exhala des lèvres défaillantes du fils de Dieu, une parole de pardon tomba des lèvres du fils de saint Louis.
Source : Gallica

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