Résumé

Jean-Pierre Simon Boubée La Mort de Louis XVI, épisode extrait d'un poème inédit… (1814)

Sur le trône français Louis fut malheureux ; Et ses torts, s'il en eut, vinrent de ses aïeux. Ce fut sous Médicis, ce fléau de la France, Quand elle eut de son fils usurpé la puissance < Que l'abîme s'ouvrit : le peuple épouvanté, Qu'opprimoit chaque jour son sceptre ensanglanté, Dans des climats lointains porta son industrie, Et son culte, avec lui, proscrit dans sa patrie. La France vit ainsi couler vers d'autres lieux, De sa prospérité les canaux précieux.
Source : Gallica

Jean-Pierre Simon Boubée La Mort de Louis XVI, épisode extrait d'un poème inédit… (1814)

Tandis que vers ce trône en esprit il s'élance Qu'il veut à l'univers prouver son innocence^ Un roulement trahit ses désirs superflus, Le glaive de la mort tombe..... Louis n'est plus...
Sur le trône abattu, les tyrans populaires, Plantent de la terreur les drapeaux sanguinaires, Et la France n'est plus qu'un immense tombeau. Chaque Français devient ou victime ou bourreau ; Tout rugit de fureur, ou frémit d'épouvante
Source : Gallica

Jean-Pierre Simon Boubée La Mort de Louis XVI, épisode extrait d'un poème inédit… (1814)

Quand le Crime est vainqueur, les Vertus sont des crimes. O jour de désespoir ! Femmes, enfans, vieillards, Tout gémit dans les fers, ou succombe aux poignards.
D'un troisième Sénat, monstrueux en puissance, Les torches de septembre éclairent la naissance. La terreur y préside : une minorité, Mélange de bassesse et de férocité, Dès les premiers instans, avec des cris de rage. Des hommes vertueux condamne le langage,
Sur l'audace et le crime élève son néant , Et de la république enfante le géant.
Source : Gallica

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